Université d’Été du PRG à Ramatuelle :

Nourriture cérébrale

Annie Braganti, Jean-Pierre Braganti, Claude Ammirati et Jean-Christophe PicardUne délégation de la fédération des Alpes-Maritimes, composée de Jean-Christophe Picard, Annie Braganti, Jean-Pierre Braganti et Claude Ammirati, a participé à l’Université d’Été du PRG, à Ramatuelle, du 5 au 7 septembre 2008…

Plus de 400 militants étaient présents. Seuls certaines personnalités radicales étaient absentes pour cause de campagne électorale, en prévision des élections sénatoriales du 21 septembre 2008.

Un comité directeur a ouvert l’Université. Il a investi de nouveaux candidats aux sénatoriales, dont Jean-Christophe Picard pour les Alpes-Maritimes.

Les ateliers de travail ont, ensuite, porté sur le développement durable ainsi que sur les idées radicales (Laïcité, liberté et responsabilité, Europe fédérale…).

Jean-Christophe Picard est notamment intervenu lors du débat sur la Laïcité : « [...] Grâce à l’école laïque, les citoyens peuvent se construire à l’abris des influences religieuses, économiques ou partisanes. Mais, ensuite, ces mêmes citoyens reçoivent continuellement des informations émanant de médias qui, eux, sont soumis à ces mêmes influences. L’enjeux est donc de créer les conditions pour qu’une information “protégée” puisse circuler... Pour ce faire, Internet apparaît être la solution adaptée. [...] »

À l’issue des débats, un des participants a remercié les orateurs pour cette « nourriture cérébrale » ; jolie expression qui résume bien l’utilité des universités d’Été radicales…

Dans son discours de clôture, Jean-Michel Baylet, président national, a rappelé l’ancrage à gauche du PRG et sa conception d’une opposition constructive au service de l’intérêt général. Il a été longuement ovationné par l’ensemble des participants.

Voici les passages essentiels de son allocution...

Sur la réforme constitutionnelle

« […] Ceci m’amène naturellement à revenir sur la question du rôle décisif des radicaux de gauche dans l’adoption le 21 juillet dernier de la loi constitutionnelle qui a enfin fait progresser, certes insuffisamment, nos institutions vers un meilleur équilibre.

Je veux y revenir pour rappeler la position de fond des radicaux sur la Constitution de la Ve République, pour en finir aussi avec les rumeurs simplistes sur la position que nous avons prise, mais surtout pour dire, s’agissant de l’avenir, que nous continuerons sur les sujets essentiels à travailler comme nos parlementaires l’ont fait au Congrès de Versailles : personne ne sera autorisé, à des motifs tactiques, partisans ou micro-politiques, à exiger des radicaux qu’ils abdiquent leurs convictions. Personne ! Nous ne devons de compte qu’à nos militants et à nos électeurs. Et nous n’avons de devoirs qu’à l’égard de l’intérêt général.

Concernant la Constitution de 1958, notre position n’a jamais varié. Quand la SFIO appelait à l’approuver par référendum, elles étaient bien rares les grandes voix de la gauche non-communiste qui s’opposaient à ce système inspiré par le césarisme gaullien : Pierre Mendès-France, Maurice Bourgès-Maunoury, Jean Baylet (permettez-moi d’en être fier), qui avaient un compagnon de route alors bien isolé : François Mitterrand.

De la même façon, les radicaux ont condamné la réforme de 1962 et surtout la violence du mécanisme de bipolarisation mis en place avec le deuxième tour de l’élection présidentielle. Ils considéraient, à juste titre, que ce manichéisme organisé ne correspondait pas au génie politique français qui est fait de nuances, de pluralisme et de contradictions assumées. Ils avaient parfaitement raison puisque le nouveau système allait faire passer la frontière du monde bipolaire exactement au milieu du parti radical qui résumait précisément ce génie politique national complexe.

La dernière réforme constitutionnelle significative – celle du quinquennat accompagnée de l’inversion du calendrier consacrant la prééminence de l’élection présidentielle – a reçu notre assentiment, tenus que nous étions alors par la solidarité gouvernementale de la gauche plurielle et par les choix stratégiques du Premier Ministre. Avons-nous eu raison d’y consentir ? Franchement, je ne le crois pas, je ne le crois plus. Et, dans tous les cas, la suite a démontré que l’option stratégique de Lionel Jospin était la plus mauvaise.

Et dans la pratique d’une Constitution surévaluant l’exécutif, étouffant le Parlement et limitant les droits des citoyens, nous est arrivée, comme l’espérance d’une respiration démocratique, le projet d’une réforme institutionnelle qui, sans bien sûr satisfaire notre exigence constante d’une VIe République enfin républicaine, apportait des améliorations très importantes et que nous réclamions depuis cinquante ans : la maîtrise au moins partielle de son ordre du jour par le Parlement, le renforcement de ses pouvoirs en matière de contrôle de l’action gouvernementale, de mesure de l’impact législatif, d’information sur les nominations publiques ou encore – j’y reviendrai – d’autorisation des choix opérationnels de défense ; et au profit des citoyens, l’exception d’inconstitutionnalité, le droit d’initiative législative, l’indépendance effective du Conseil Supérieur de la Magistrature, l’institution du Défenseur des droits, etc. Bref, on nous proposait des réformes que nous voulions et que nous attendions. Fallait-il, au prétexte d’une opposition systématique, dire non à ce que nous avions espéré ? […]

On nous a cependant enjoint de la refuser. Qui venait donc ainsi nous donner des ordres ? Et bien, comme souvent, trop souvent, nos amis et alliés socialistes, avec comme porte-voix les plus visibles ceux-là même qui avaient dit quelques semaines plus tôt qu’ils y étaient favorables eux aussi.

Leurs motifs ? Leurs prétextes ? Un faux motif : la réforme n’était pas parfaite (et certes elle ne l’était pas, notamment pour le système électoral du Sénat) mais faut-il attendre la perfection dans un confort négatif consistant à refuser toutes les améliorations ? A-t-on déjà vu des parlementaires refusant le renforcement des prérogatives du Parlement ? A-t-on déjà vu des législateurs voter contre les amendements qu’ils ont proposés et obtenus ?

Le deuxième motif n’était guère plus crédible : il s’agissait de s’opposer et d’empêcher, par un vote arc-bouté, un succès du Président de la République initiateur de la réforme. Peut-on croire à cet argument  ? C’est au contraire, comme l’ont souligné dès le lendemain du vote auquel ils ont été contraints quelques députés socialistes victimes du caporalisme, l’erreur stratégique du parti socialiste qui a transformé un travail législatif d’intérêt national en victoire politique relative de Nicolas Sarkozy.

Et l’erreur, elle était dans le véritable motif de nos amis et partenaires, je veux dire dans la préparation de leur congrès qui les condamnait, du moins dans leur logique interne, à des surenchères oppositionnelles mortifères. Combien faudra-t-il encore perdre d’élections présidentielles pour mieux gagner le congrès socialiste ?

Je crois, pour ma part, que la crédibilité d’un parti plus divisé que jamais aurait été améliorée aux yeux des Français s’ils avaient pu constater que, sur un sujet d’intérêt national supérieur, les socialistes savaient oublier un instant leurs querelles intestines pour s’intéresser au bien public. [...]

Et ce jour-là, avec une loi constitutionnelle adoptée par deux voix de majorité, c’est bien le courage des parlementaires radicaux qui a permis le succès de cette réforme.

J’en suis fier et je veux féliciter nos députés et nos sénateurs d’avoir manifesté ce courage et cette liberté et d’avoir préalablement beaucoup travaillé par leurs amendements à l’amélioration effective du texte qui leur était présenté. Je crois que nous pouvons tous êtres fiers d’eux et je vous demande aujourd’hui de les remercier collectivement. […]

Sur le positionnement du PRG

[…] Nous avons aussi beaucoup entendu, après le vote de nos parlementaires, qu’il y aurait des suites. Les seconds couteaux parlaient de «  représailles ». Les premières épées parlaient de « clarification ». Nous avons ignoré les menaces de représailles même si nous sentons ici et là (je l’ai dit pour la Haute-Garonne) certains de nos alliés tentés de les mettre à exécution.

Et j’ai indiqué à François Hollande, encore premier secrétaire socialiste, que la position des radicaux était parfaitement claire, que nous avions une histoire commune avec le PS, que nous n’étions pas tentés par une quelconque dérive droitière, que, tout compté, il y avait plus de socialistes que de radicaux au gouvernement de M. Sarkozy, mais que notre proximité ancienne et nos combats passés n’étaient pas une obligation pour l’avenir si les socialistes ne se décidaient pas à rééquilibrer un partenariat que nous ne regardons pas, pour notre part, comme une fatalité.

En pensant au élections européennes prochaines, avec en mémoire le dédain qu’on nous avait opposé en 2004, je lui ai confirmé que nous envisagions toujours de faire aventure commune avec son parti mais que, si nous ne trouvions pas notre compte dans une alliance rééquilibrée, nul n’aurait le droit de nous empêcher d’être présents, d’une façon ou d’une autre, dans ce scrutin où nous avons à porter le message singulier du fédéralisme européen. Je crois que mon propos a été bien compris.

Il a été tenu tout récemment en marge d’un sommet de la gauche. Je rassure donc ceux qui ne nous situeraient pas exactement ou qui feignent de ne pas voir où nous sommes. Nous sommes à gauche. La gauche va se réunir encore et nous participerons à ces réunions au moins chaque fois que les partis de gauche voudront sincèrement et raisonnablement parler des intérêts du pays, d’une mobilisation efficace contre la politique d’une droite décomplexée, et des modalités de notre rassemblement à un terme visible et selon des procédures équitables. [...]

Nous ne manquerons pas pour autant la moindre occasion de marquer notre ferme opposition à une politique ultra-libérale qui creuse les inégalités, qui sanctionne les différences ou les divergences (d’opinions, d’origines, de cultures), qui détruit les solidarités en s’attaquant aux services publics, en premier lieu à celui de l’Education Nationale, qui encourage les riches à s’enrichir et force les pauvres à y consentir, qui aligne notre pays sur l’impérialisme américain ou qui ruine notre crédit par des rodomontades diplomatiques.

J’ai, par exemple, obtenu du dernier sommet de la gauche qu’il adopte une position commune de franche hostilité à la privatisation de La Poste. La proposition radicale a été adoptée et va devenir une pétition nationale que je vous invite tous à signer et à faire signer pour montrer dans un cas précis et concret que nous refusons le démantèlement des grands services publics qui garantissent l’égalité entre les citoyens et les territoires.

Pour être ferme, l’opposition des radicaux n’est pas systématique et je veux prendre un autre exemple précis, celui du revenu de solidarité active, le R.S.A. que j’ai, c’est vrai, refusé d’expérimenter dans mon département mais dont je dois reconnaître aujourd’hui qu’il peut constituer, comme l’a très bien écrit Paul Giaccobi dans « Le Figaro » de vendredi, une solution même imparfaite au piège de ce qu’il a appelé « trappe à pauvreté », trappe où le RMI enferme ses bénéficiaires en les privant de la dignité qui s’attache à une activité librement choisie. Il faudra bien un jour faire le bilan de ces dispositifs présentés comme des palliatifs au chômage mais qui enferment les allocataires dans l’inactivité et la dévalorisation personnelle. Nous devons sans doute – et j’en parlerai avec nos parlementaires et avec nos instances politiques – faire des propositions quant au financement du R.S.A. Le faire reposer sur les revenus financiers n’est pas une idée malsaine mais ce mécanisme deviendrait vraiment paradoxal s’il frappait l’épargne populaire tout en épargnant les privilégiés protégés par le trop fameux « bouclier fiscal ». Il y a là un beau chantier pour une opposition responsable qui viendrait à se souvenir de surcroît que, voici moins d’un an et demi, elle soutenait Ségolène Royal qui avait inscrit le R.S.A. à son programme. On peut, pour mieux camper le rôle de l’opposant, faire semblant de l’oublier mais ce n’est pas de cette façon que la gauche retrouvera sa crédibilité aux yeux des Français.

Vous l’avez bien compris : les radicaux sont dans l’opposition mais ils s’inscrivent délibérément dans la perspective d’un retour de la gauche au pouvoir, ce qui suppose sa réhabilitation dans l’opinion comme une alternative d’espérance et de raison, non comme un réservoir de gestionnaires locaux adoubés lors des scrutins intermédiaires mais jugés incapables, par leurs propres supporters, de jouer en première division. [...]

Sur la situation internationale

[…] Car il faut le dire : le risque de la guerre se laisse voir comme se laisserait entendre le feulement d’un fauve encore caché. Le refus de Téhéran d’accepter les règles –c ertes posées par d’autres – de la non-prolifération nucléaire est une lourde hypothèque sur la paix du monde. Essayons donc, tous ensemble, Français, Européens, et demain souhaitons-le Américains, de désamorcer cette première bombe à faible retardement.

Une autre redoutable minuterie fatidique vient de s’enclencher au Caucase avec la reconnaissance par Moscou des indépendances préfabriquées en Ossétie du Sud et en Abkhazie mais surtout par l’occupation militaire russe d’une partie de la Georgie. Disons-le nettement ici, l’atteinte à la souveraineté géorgienne est intolérable. Mais quand nous l’aurons dit, que répondrons-nous aux cyniques qui viendront nous expliquer que le pétrole de la Mer Caspienne ne peut transiter vers nous qui l’achetons que par l’Iran ou par les nouvelles républiques caucasiennes tellement convulsives (rappelez-vous la Tchétchénie dont personne ne parle plus) qu’il faut bien la main de fer de Moscou pour y mettre un peu de sécurité ? Que pouvons-nous objecter aux juristes qui nous rappellerons que, pour bombarder le Kosovo et Belgrade, l’OTAN n’avait, pas plus que l’empire russe, de mandat de l’ONU. Que pouvons-nous répondre aux réalistes qui viendront nous remémorer notre consentement enthousiaste aux décrets peu réfléchis de Boris Eltsine quand il signait l’arrêt de mort de l’URSS sans trop d’égards pour les conséquences de ce geste à la périphérie d’une organisation artificielle et moribonde mais seul contenant significatif de mille nationalismes explosifs. Que pouvons-nous inventer pour expliquer aux Russes de Moldavie, de Crimée, du Kazakhstan que l’équilibre géopolitique décrété à Washington vaut mieux que le sentiment collectif de leur identité ? Je pourrais multiplier à l’infini les questions que pose la contradiction fondamentale entre notre universalisme théorique et nos encouragements à l’émergence étatique de toutes les nationalités. Nous n’avons pas assez réfléchi quant il était temps. Pour cette fois, je crains bien que nous soyons contraints d’accepter la loi du plus fort et que, pour de multiples raisons, les démocraties occidentales viennent à jouer l’indignation comme un rôle de composition, ce qui montrera au moins et très accessoirement que les meilleurs sentiments ne constituent pas, à eux seuls, une volonté politique. Ne me jugez pas trop froid lorsque je pose le scénario le plus probable. Pas plus que vous je ne me résigne à l’inacceptable et nous continuerons à nous opposer à cet affrontement d’un loup et d’un agneau.

Ma véritable inquiétude est ailleurs, et je devine que c’est aussi la vôtre. Elle est quelque part à la frontière imprécise de l’Afghanistan et du Pakistan. Partout, même, à Tbilissi, même à Téhéran, nous avons l’impression que la raison, fût-elle injuste, peut l’emporter, que le pire peut être évité. Et surtout, nous y sommes tellement faibles en influence que notre indignation ne serait que maquillage compassionnel. Depuis le terrible traquenard tendu aux troupes françaises le 18 août en Afghanistan, nous sommes obligés de réfléchir différemment. Et depuis le vote du Congrès le 21 juillet, nous avons à répondre par la voix de nos parlementaires à une interrogation particulièrement lourde : les démocraties sont-elles prêtes à payer, par les risques de la guerre, le prix de la paix ? […] Nous pourrions aussi céder à la tentation de la démagogie. Nous avons eu à déplorer la mort de dix soldats français. Nous savons les réticences extrêmes de l’opinion publique au maintien et plus encore au renforcement de notre dispositif militaire en Afghanistan. Nous pourrions en somme donner raison à ceux qui spéculent sur notre supériorité morale parce qu’ils savent que nous accordons à la vie humaine un prix qu’ils jugent sans rapport avec les préjugés de leur fanatisme. Nous pourrions faire le choix de la lâcheté et dire dans un esprit munichois à nos amis américains : Débrouillez-vous, cela n’est plus notre affaire. Sans doute serions-nous applaudis comme le fut Edouard Daladier. […] Ce serait une victoire médiatique facile et une redoutable défaite pour notre conception de la politique.

J’ai rappelé les grandes lignes du sombre tableau qui se dessine en Afghanistan. Je veux y ajouter deux traits plus sombres encore et qui sont des armes braquées contre l’équilibre du monde. D’une part, le Pakistan s’est doté de l’arme nucléaire. D’autre part ce pays n’aura plus demain ni les moyens ni la volonté de s’opposer à la contamination de son territoire par le terrorisme et par le fanatisme.

Il nous faudra dire, dans les prochains jours, si nous avons ou non la volonté de nous opposer à cette montée des plus grands dangers. Nous avons à rendre compte, sous le jugement des générations futures, de notre courage ou de notre démission. Nous avons à dire si nous sommes prêts-à-porter le poids du vieil adage latin : « Si tu veux la paix, prépare la guerre ». Nous avons tout simplement à faire face, plus vite qu’il n’était prévu, à nos nouvelles responsabilités constitutionnelles.

À la gravité de mon propos, vous avez deviné ma position. Il appartiendra à nos parlementaires de se prononcer en conscience une nouvelle fois. Je vais bien sûr parler beaucoup avec eux mais j’ai envie de vous demander ici un mandat très inhabituel dans une Université d’été  : donnez-moi par votre détermination collective les moyens de les convaincre. La faiblesse serait un misérable refuge. Si nous n’avons pas la force de nos arguments, nous subirons les arguments de la force !

Sur les radicaux de gauche

[…] Et je vous dis, sans aucun artifice rhétorique, que le temps politique nous commande de nous lever, de dresser, s’il le faut, notre liberté rebelle contre tous les renoncements qui nous sont suggérés ou dictés.

Nous allons reprendre – mais nul ne l’avait abandonné– le combat des idées. Et nous allons le gagner. Et nous offrirons à une France anxieuse, à une France malheureuse, le beau chemin où vont ensemble le rêve et la raison.

Sans grandiloquence, sans aucun souci de plaire, sans autre volonté que celle de vivre avec vous de belles aventures républicaines, je veux seulement vous dire, à la fin et dans l’intimité qui va se refermer de notre magnifique rendez-vous : merci d’être ce que vous êtes ! »

Lire aussi, ailleurs :

- La version intégrale du discours de clôture de Jean-Michel Baylet sur le site du Parti Radical de Gauche


Posté le 7 septembre 2008 par Jean-Christophe Picard
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