Le radicalisme

Pierre Mendès-France, président du Parti Radical de 1955 à 1957 Le Radicalisme fait de l’épanouissement de l’individu le fondement de l’organisation sociale.

Les Radicaux soutiennent la République qu’ils voient comme un principe de justice fondé sur la délégation de souveraineté consentie par les citoyens, sur l’équilibre des pouvoirs et sur le strict contrôle des conditions de leur exercice. Ils sont donc naturellement parlementaristes et décentralisateurs.

Les Radicaux sont des acharnés de la Liberté. Ils militent au développement permanent des libertés individuelles. Situant leur action dans l’économie sociale de marché, ils prônent la liberté d’entreprendre pour créer des richesses et des emplois dans le respect des droits des salariés.

Les Radicaux croient à la l’égalité des chances. C’est l’éducation qui la permet. Il importe donc que les institutions publiques et spécialement l’école soient neutres par rapport aux influences économiques, religieuses ou philosophiques. C’est la justification de la Laïcité.

Les Radicaux veulent un individu solidaire, la solidarité étant acquise par libre association et non par contrainte. Ils encouragent toutes les formes de regroupement volontaire (associations, syndicats, économie sociale et solidaire...) et réaffirment la fonction de redistribution des collectivités publiques par les moyens de l’impôt progressif et de la fiscalisation du capital.

Les Radicaux ont une conception subjective de la nationalité fondée sur la volonté librement exprimée d’un avenir commun et non sur des critères objectifs de race, de langue ou de religion. Ainsi leur conception ne s’oppose pas à l’addition de plusieurs citoyennetés : locale, régionale, nationale, européenne, universelle.

Les Radicaux sont résolument européens et militent pour une République fédérale des peuples d’Europe.

Les Radicaux se situent au cœur de la Gauche humaniste et progressiste. Ils se considèrent à l’opposé de l’extrême Droite et de ses thèses d’exclusion.

Pour une VIe République

Les sénateurs et députés radicaux ont déposé ensemble une proposition de loi Constitutionnelle tendant à la mise en place d’une Vle République. La Vème est aujourd’hui en crise, marquée par la désaffection des citoyens pour la politique immédiate, par l’usure des pouvoirs, et aussi par les affaires et le « gouvernement des juges ». Les françaises et les français attendent plus de lisibilité et de transparence de la part des gouvernants.

Les radicaux suggèrent la suppression du poste de premier ministre et du coup une nouvelle répartition des pouvoirs entre ceux, renforcés à la fois du président et du parlement. Le droit de dissolution disparaîtrait ainsi que toutes les mesures coercitives contre le parlement. Président de la République, députés et sénateurs seraient élus le même jour pour une durée de cinq ans.

Nous proposons que les ministres et anciens ministres deviennent des justiciables ordinaires sauf pour les actes accomplis dans l’exercice de leurs fonctions. Il est donc question de redonner confiance dans la République dont les politiques sont les animateurs, de rationaliser les pouvoirs, de réhabiliter le parlement, de donner une nouvelle efficacité à un exécutif allégé et plus que jamais responsabilisé.

Pour une Europe fédérale

En Juin 2004, le PRG a présenté 3 listes aux élections européennes pour une Europe FraternelleLes Radicaux sont profondément européens. Favorables à une Europe civique et sociale autant qu’économique. Le projet européen est d’abord celui d’un espace de liberté et de démocratie vivante, de solidarité aussi ; un espace de culture. Une Europe porteuse des valeurs liées aux Droits de l’Homme, au droit à la créativité et l’initiative, au respect des équilibres entre les activités humaines et la nature.

Les Radicaux plaident pour une Europe franchement fédérale, rejetant les solutions timides, aujourd’hui proposées à gauche et à droite. Ils affichent leurs convictions en faveur :

- d’une charte constitutive européenne.

- des compétences fédérales élargies en matière de libertés publiques, de politiques sociales prioritaires (santé, logement, alimentation), de politiques d’environnement, d’une politique étrangère et de défense.

- d’une réforme fondamentale des institutions : l’élection d’un président de l’union tous les trois ans d’abord au suffrage indirect (les parlements nationaux) puis au suffrage universel direct.

Les Radicaux proposent simultanément :

- d’accélérer le processus d’élargissement, d’accepter la demande d’entrée de la Turquie.

- de constituer immédiatement une force bleue européenne.

Pour la Laïcité

Le principe de laïcité est souvent considéré comme une volonté de combat contre l’esprit religieux ou encore comme une règle applicable à la seule école de la république. Cette conception, très restrictive, de la laïcité est fausse. La laïcité se déduit directement de l’affirmation des valeurs universalistes qui sont au fondement de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen : autonomie du sujet, égalité en droits.

Pour les Radicaux, la conscience libre de chaque individu ne peut être soumise à des pouvoirs qu’elle n’aurait pas approuvés par le contrat social et par les mécanismes de la démocratie. Dans l’ordre politique, la laïcité constitue donc un rempart de neutralité absolue érigé autour des institutions publiques pour les protéger des influences confessionnelles, des influences. économiques et même des influences partisanes.

Pour les services publics

L’Égalité des droits dans la République n’est possible que si des services publics performants unissent les territoires. Les Radicaux refusent le démantèlement, programmé et commencé par la Droite libérale, des services publics : postes, perceptions, hôpitaux, écoles.

Leur maintien en ruralité s’avère une exigence pour la survie de milliers de petites communes, leur développement dans les quartiers difficiles des grandes agglomérations conditionne l’intégration des populations les plus défavorisées.

Les services publics doivent sans cesse se moderniser, s’adapter aux nouvelles préoccupations des usagers mais rester l’épine dorsale de la République. Dans cet esprit, les Radicaux veulent la création d’un grand service public de l’Eau.


Posté le 2003 par Jean-Christophe Picard
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