La ville de Nice se fait épingler par le journal Les Échos, qui publie une étude réalisée par le Forum pour la gestion des villes et des collectivités territoriales…
« "En début de mandat, les exécutifs ont tendance à accroître la pression fiscale, sachant que plus les années passent et plus on s’approche des élections, plus cela devient difficile", explique Olivier Régis, délégué général du Forum. Les taux de fiscalité votés sur les impôts des ménages par les grandes villes augmentent en moyenne de 5,1 %. »
Selon l’étude, avec une augmentation de 17,7 %, « les Niçois écopent, cette année, de la plus forte hausse de taxe d’habitation » sur les 40 plus grandes villes.
« Les propriétaires ne sont également guère ménagés à Nice » ajoute le journal puisque, avec une taxe sur le foncier bâti qui augmente de 16,5 %, notre ville arrive en deuxième position de la plus forte hausse.
C’est dans ce contexte que l’UMP rend public le « Livre noire des villes de gauche » destiné à stigmatiser les hausses des impôts des villes gérées par un maire socialiste…
Curieusement, l’UMP épargne Nice qui arrive pourtant en tête du classement. Explication du député UMP, Jacques Domergue, qui a coordonné cet ouvrage : « À Nice, cette augmentation servira à l’investissement local alors que dans la plupart des villes socialistes la pression fiscale permet de créer un rapport de forces avec l’État. » (sic). Après cette analyse impartiale dénuée de toute mauvaise foi, l’élu n’a pas peur d’ajouter que « Christian Estrosi a hérité d’une ville qui était gérée par un ancien du Front national ». C’est oublié un peu vite que Jacques Peyrat avait rejoint l’UMP... dès 1996 !
Bon, chacun aura compris que lorsqu’un maire de gauche augmente les impôts, c’est une honte, et quand un maire de droite les augmente encore plus, c’est pour notre bien !
Posté le 8 avril 2009 par Jean-Christophe Picard
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