Plus de 60 Massois ont répondu à l’invitation de leur maire pour faire le point sur les projets de la commune réalisés en 2009 et ceux qui sont programmés en 2010, puis sur les dossiers d’actualité comme la réforme territoriale ou le projet de Parc Naturel Régional.
Fabrice Lachenmaier a rappelé, tout d’abord, que l’année fût essentiellement marquée par la réalisation d’études indispensables à la programmation d’une politique communale en adéquation avec les besoins et enjeux du territoire : une carte communale et un schéma directeur pour l’eau et l’assainissement ont été réalisés en partenariat avec des bureaux d’étude et le soutien technique des services de l’Etat et du Conseil général. Ces documents seront mis à l’enquête publique avant leur approbation avant l’été par les autorités compétentes.
Des investissements conséquents seront ensuite engagés notamment autour de la fourniture en eau potable et l’amélioration de tous les réseaux.
Parmi les autres réalisations, le maire a évoqué les 80 délibérations prises dans l’année (dont une motion de soutien aux personnels de l’ONF et une motion pour l’inscription des services publics dans la constitution), les 12 manifestations culturelles et pédagogiques organisées et les divers travaux de voirie communale. Il a évoqué l’inauguration du jardin d’enfants ou l’ouverture d’une buanderie communale grâce au concours du Fonds de Solidarité Local de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, la rénovation de la mairie grâce à l’aide de la Dotation globale d’Equipement et la réserve parlementaire du sénateur Marc Daunis.
Dans une période difficile pour les finances publiques, il a précisé que les taxes municipales depuis 2008 sont stables et qu’elles n’augmenteraient pas non plus en 2010 malgré les baisses des dotations dont les droits de mutation en chute de 24 %.
Après avoir listé les projets à venir (aménagement de l’entrée du village, sécurisation des voies, rénovation de bâtiments), l’élu a rappellé que trois dossiers seraient particulièrement suivis par son Conseil : le recensement de la population, l’étude du projet de création d’un centre culturel et les différents travaux intercommunaux (Scot, communauté de communes…).
Pour finir, Fabrice Lachenmaier a abordé deux dossiers d’actualité qui auront des impacts concrets sur la gestion de la commune.
Le premier concerne la réforme des collectivités territoriales dont il estime qu’elle confirme « la disparition pure et simple de nos communes… Ce qui m’inquiète et me fait peur, c’est le nouveau fonctionnement de l’intercommunalité… Si le tiers des communes (5 dans notre cas) décident que notre EPCI doit fusionner avec une agglomération, nous n’aurons plus d’autre choix que d’adhérer. Idem pour les compétences : la moitié des communes représentant la moitié de la population constitue la nouvelle majorité qualifiée… Demain, les 5 communes les plus peuplées pourront par exemple décider pour les Massois qu’il convient de confier la compétence de l’eau et de l’assainissement au privé alors que nous sommes en régie communale ! Cette réforme met un terme au pouvoir de police du maire dans les domaines de la voirie, de l’urbanisme ou des déchets. Toutes les associations de maires s’élèvent contre cette réforme qui, sous prétexte de simplification administrative et d’économie budgétaire, condamne en fait nos petites communes. Il faut que nous soyons mobilisés car cette situation, si elle ne déplaît pas aux grands élus du département car elle leur apporte des moyens nouveaux et notamment une nouvelle strate administrative avec la création des métropoles richement dotées, n’est pas supportable pour nos villages. Notre conseil municipal a pris une motion pour indiquer son opposition à cette réforme ».
Le second dossier concerne le projet de Parc Naturel Régional. L’élu se demande si des étapes n’ont pas été franchies trop rapidement : « Peut-on adhérer à ce qui s’apparente à un bling-bling institutionnel alors que nous sommes dans un territoire sous-développé : pas d’eau dans certains quartiers en hiver, des communications téléphoniques de mauvaise qualité, un haut-débit souvent en panne, une voirie à améliorer… Le PNR c’est un peu la cerise sur le gâteau alors que nous n’avons toujours pas le gâteau. Nous serons très vigilants sur ce sujet car il ne faudrait pas masquer une certaine réalité en considérant le PNR comme l’outil qui résoudra tous nos problèmes. Je me suis engagé à organiser une consultation de type référendaire lorsque la question de l’adhésion nous sera posée… »
Les participants ont ensuite dégusté la traditionnelle galette des Rois.
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Posté le 9 janvier 2010 par Jean-Christophe Picard
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