Le tribunal de grande instance de Nice vient de désigner la Fédération de Russie
comme le légitime propriétaire de la cathédrale Saint-Nicolas et de tous les
objets et œuvres d’art qui s’y trouvent. En outre, le tribunal a ordonné
l’exécution provisoire de ce jugement…
Christian Estrosi, Rudy Salles et Olivier Bettati, qui avaient pris parti, dès le départ, pour l’association cultuelle orthodoxe, auraient donc été bien inspirés d’attendre sereinement que la justice se prononce. Il aurait également été judicieux de leur part de respecter le principe de laïcité avant de s’immiscer dans une querelle religieuse opposant le patriarcat de Constantinople à celui de Moscou.
Nous attendons désormais avec impatience les commentaires d’Olivier Bettati…
Que va donc dire ce conseiller général UMP à la communauté orthodoxe, lui qui avait annoncé, avant toute décision de justice, que les biens de l’église russe seront « définitivement laissés à l’association cultuelle orthodoxe russe de Nice » [1] ?
Que va dire ce même élu aux habitants du Piol, lui qui avait expliqué que « si la Justice rétrocède l’église russe à la fédération de Russie, il existera alors en plein cÅ“ur de Nice une parcelle d’extraterritorialité, un morceau de territoire russe, sur laquelle nous n’aurons plus aucun droit » et que « cet État pourrait aussi revendiquer la propriété des autres terrains impériaux à Nice : c’est-à -dire presque tout le plateau du Piol ! » [2]. La justice ayant tranché en faveur de Moscou, les riverains concernés doivent-ils vraiment apprendre le russe ? Ou M. Bettati va-t-il présenter ses excuses pour son ignorance qui a inutilement semé la panique ?
Lire aussi, ailleurs :
« Quand la justice réécrit l’histoire… » sur le blog d’Hervé Caël (20/01/10)
Notes :
Posté le 20 janvier 2010 par Jean-Christophe Picard
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