Patrick Allemand, aux côtés d’Anne-Julie Clary et de Christine Mirauchaux, et en présence de Jean-Christophe Picard (PRG) et de Ladislas Polski (MRC), a tenu une conférence de presse pour présenter le bilan de la Région pour les Alpes-Maritimes :
Un bilan de toute la majorité
« Nous sommes à quelques semaines de l’achèvement du mandat des Conseillers régionaux.
Depuis 2004, c’est une équipe qui a été quotidiennement au travail autour du président Vauzelle, qui rassemble le Parti Socialiste, le Parti radical de gauche, le Mouvement republicain et citoyen, les Communistes, les Verts, et bien au-delà , de nombreux Républicains, simplement attachés au fait régional et à notre région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Ce bilan, nous le portons, toutes et tous, et nous en sommes fiers.
Le bilan des « 140 actions qui ont fait la Région »
Ce bilan, nous vous le présentons aujourd’hui sous la forme des « 140 actions qui ont fait la Région ».
Pourquoi ? Parce que la Région est la plus jeune, mais aussi la plus moderne, de nos collectivités territoriales en France. Elle est véritablement née avec les lois de décentralisation de François Mitterrand et Gaston Defferre en 1981, même s’il existait auparavant un établissement public non élu.
La Région, nous l’avons donc construite. Elle n’existait pas ; nous l’avons faite exister dans le quotidien des gens.
Nous l’avons dotée d’un blason, qui a permis à chaque provençal, chaque alpin, chaque azuréen de se reconnaître dans l’entité Régionale.
Notre Président de Région l’a fait exister par son travail. Il ne vous a pas échappé qu’il est le 3e Président de Région en terme de notoriété. Mais il n’a pas été candidat à la présidence de la République comme Ségolène et il n’a pas comparé les harkis à des sous-hommes comme Georges Frèche. Il est le seul à avoir acquis sa notoriété sur son travail régional.
Ces 140 actions sont une sélection, forcément subjective, forcément partielle, des domaines concrets où la Région est intervenue, dans le quotidien de toutes et tous.
Je vous invite à les regarder et à les consulter. Nous répondrons bien entendu à vos questions si vous le désirez. Mais, plutôt que de les détailler, je souhaite en commenter la philosophie générale.
Le bilan d’une action d’intérêt général régional
La manière que nous avons eue de travailler, et ce fut un choix délibéré, a toujours été de fonder nos décisions collectives sur la notion d’intérêt général régional.
C’est la raison pour laquelle il n’y a pas eu, sous cette mandature, de grande attaque politicienne, de grand débat de chiffres, de grande lutte personnelle.
Peut-être pouvez-vous le regretter partiellement ; peut-être aurions-nous pu agir de manière plus calculatrice et plus spectaculaire. Mais le sens des responsabilités et de la bonne gestion a nécessité d’agir de manière collective, concertée, rassemblée, au service exclusif de la région et de ses habitants.
Un bilan positif et une gestion saine
Ce bilan, c’est aussi et avant tout celui d’une gestion saine, rigoureuse, sérieuse.
À la tête d’une grande collectivité territoriale comme la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, il est nécessaire d’adopter des critères de gestion budgétaire et financière intransigeante.
Ainsi, la Région a été notée par l’agence internationale indépendante Fitch Ratings en octobre 2009. La pratique de la notation est une garantie de transparence démocratique pour le contribuable régional, mais Jean-Claude Gaudin avait cessé d’y recourir en 1994.
La Région a obtenu, pour sa gestion budgétaire sur le long terme, la maîtrise de sa fiscalité et de son endettement, la notation « AA, perspective stable », qui équivaut à un 18/20, puisque c’est la troisième note sur une échelle qui en compte 20. Elle est située devant des Régions de taille équivalente, comme la Catalogne, la Lombardie ou le Piémont par exemple.
Et sur le court terme, c’est encore mieux : la Région obtient une note F1+, soit l’équivalent d’un 20/20.
Du point de vue de la fiscalité, la Région souffre d’un cruel manque d’autonomie, que la suppression de la taxe professionnelle des entreprises va accroître. Pourtant, nous sommes toujours restés « sobres » sur le plan fiscal, comme en atteste la simple réalité des chiffres et non des pourcentages. Je rappelle que pour 100 euros de fiscalité, 2 vont à la région, 75 à la ville et à la CU et 23 au département. C’est dire que l’impact d’une hausse fiscale n’est pas de même nature sur le porte monnaie du contribuable. Pour un contribuable niçois par exemple, qui acquitte 1000 euros d’impôts locaux, une hausse de 100% de la part régionale équivaut à une hausse de 20 euros, une hausse de 15% comme ce fut le cas récemment à Nice et au département des AM équivaut à une hausse de 148 euros !
Un bilan reconnu par les grands élus locaux de l’UMP
Ce bilan, c’est d’abord, de manière républicaine, celui d’une action reconnue et appréciée par les Maires, les Présidents de Département, et l’ensemble des grands élus locaux de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Dans notre région, vous le savez, la plupart d’entre elles et d’entre eux appartiennent le plus souvent au camp adverse, à l’UMP. Pourtant, jamais la Région n’a manqué d’esprit républicain dans son action, privilégiant la solidarité avec tous ses territoires à un esprit partisan.
C’est la raison pour laquelle l’argument de monsieur Mariani sur la gestion sectaire ne tient pas. D’ailleurs, sans aller chercher Marseille ou Aix, voyons ce qu’en disent les grands élus UMP de notre département.
Un bilan reconnu par le Maire de Nice
J’ai toujours été entendu par le président Vauzelle à chaque fois que j’ai défendu un dossier niçois.
Nous avons soutenu ensemble, avec Christian Estrosi, sa candidature pour l’organisation des Jeux Olympiques de 2018, et Michel Vauzelle était présent à une conférence de presse commune à Paris. Ce n’est pas la faute de la région si Nice n’a pas été retenue.
Par contre, il y a une responsabilité que nous pouvons revendiquer, c’est le fait que Michel Vauzelle ait obtenu que le siège de l’Eurorégion Alpes-Méditerranée soit implanté à Nice, plutôt qu’à Lyon ou Turin. C’est une reconnaissance internationale le long terme, autre chose qu’un sommet international.
Nous sommes parvenus, avec Christian Estrosi, à financer les travaux du tramway, car, même s’il ne s’agit pas là d’une compétence légale directe de la Région, il s’agit de son intérêt.
Pour renforcer encore davantage ce travail collectif, nous avons voté un Contrat de développement avec la toute nouvelle Communauté Urbaine de Nice. Il nous reste à le signer, si Christian Estrosi le veut bien. Nous travaillons aussi ensemble à la réalisation d’une autre Opération d’intérêt national, fondamentale pour notre territoire, avec l’aménagement économique et écologique de la Plaine du Var. La Région y participe pour 15% du budget de fonctionnement. Et sera présente sur certains investissements.
Comme nous le disions ensemble, en octobre 2008, avec Christian Estrosi : « C’est un beau symbole que de voir deux hommes, que tout a priori devrait opposer, travailler ensemble dans l’intérêt collectif ».
Un bilan reconnu par le Maire de Cannes
De même, jamais la Région n’aurait pu oublier les autres grandes villes des Alpes-Maritimes.
Lorsque nous avons signé, en novembre 2009, un Contrat de développement ambitieux avec la Ville de Cannes, Bernard Brochand y a vu « un partenariat considérable ». Comme il l’a dit à cette occasion : « Cela a demandé beaucoup de travail. Nos services ont coopéré de façon formidable dans l’intérêt général de Cannes et des Cannois. »
Un bilan reconnu par le maire de Grasse
Lorsque nous avons voté le contrat de partenariat avec le Pôle Azur Provence, voici ce qu’a déclaré le président Leleux. « la vie démocratique implique des clivages mais quel que soit le bord où l’on se situe, preuve est faite que la priorité des élus reste l’intérêt général » Cette phrase faisait office de conclusion de la conférence de presse organisée pour annoncer la convention de partenariat conclue entre la région et le Pôle Azur Provence.
Un pacte qui pèse lourd : 27 millions € au total, que le conseil régional que je représentais venait de voter, en faveur du développement de l’agglomération . Un soutien très important « qui montre, avais je dit, l’attachement de Michel Vauzelle à ce territoire, l’idée étant, lorsqu’il existe un vrai projet, de contractualiser avec le partenaire local. »
Ce travail collectif et exemplaire, nous le conduisons aussi avec Sophia-Antipolis/Valbonne
Au total, les Contrats de développement représentent un effort d’investissement de 220 M€ pour la Région.
Un bilan dans lequel l’UMP peut se reconnaître
Cette reconnaissance du travail de la Région, par les grands élus de l’UMP de notre département va totalement à l’encontre du discours de monsieur Mariani. Ce n’est pas étonnant, lui qui est si peu venu à la Région n’a pas mesuré le fil directeur de toute notre action à la région. C’est bien la reconnaissance d’une méthode de travail, de respect et d’une priorité accordée à ce qui nous rassemble, à la manière de trouver des réponses constructives à nos problèmes collectifs, à privilégier toujours l’intérêt général régional.
Tous les maires que je viens de citer ont également une véritable place, pour leur esprit d’ouverture et de coopération, dans ce bilan. D’ailleurs 80% des délibérations que l’éxecutif a proposé ont été soutenues par l’UMP, de même que les deux Contrats de Projets que la Région a négocié avec l’Etat ont été soutenus par Christian Estrosi, comme patron de l’opposition RPR pour le contrat de Plan 2000-2006 et comme Ministre de l’aménagement du territoire pour le contrat de projets 2007-2013.
Le bilan de notre majorité (PCF, Verts)
Ce bilan, dont nous parlons aujourd’hui, c’est aussi et surtout le bilan d’une formidable action commune avec toutes les composantes de la majorité du Conseil régional.
Les Communistes ont joué tout leur rôle, autour de Jean-Marc Coppola, notamment dans des secteurs fondamentaux pour nous : le service public régional des transports ferroviaires, la culture et la recherche, la solidarité et la santé, l’agriculture, avec Nicette Aubert, qui a d’ailleurs choisi de rejoindre nos listes.
Les Verts, autour de Jacques Ollivier et Annick Delhaye notamment, nous ont aidé à concevoir le programme AGIR. Ce grand programme régional représente, rien qu’entre 2007 et 2010, 70M€ en faveur de la promotion des énergies renouvelables et les économies d’énergie. Grâce au programme photovoltaïque dans les lycées, nous sommes en passe de devenir la 1ère Région de France pour l’énergie solaire, alors que nous étions encore la 12ème en 2004. Un tel résultat ne peut qu’être le résultat d’une approche collective et ouverte et les Verts y ont pris toute leur place.
Le bilan d’un dialogue avec la société civile (CESR, partenaires sociaux, acteurs économiques)
Bien au-delà , ce bilan est encore celui de toute la société civile régionale, qui s’est mobilisée autour des enjeux d’un aménagement équilibré et d’un développement durable de nos territoires.
C’est un mandat de concertation permanente qui s’achève avec en tout premier lieu une coopération exemplaire avec le Conseil économique et social régional que nous avons toujours écouté ; avec les partenaires sociaux, avec lesquels nous avons toujours dialogué, avec l es acteurs économiques et sociaux et les élus que nous avons invitée à débattre lors de l’élaboration de nos Schémas régionaux d’aménagement du territoire ou de développement économique, mais aussi lors des Assises régionales de la vie associative ou de la vie étudiante ; mais encore lors des comités de ligne pour les TER, lors des comités de pilotage dans les lycées…
Nous avons fait le calcul : plus de 1 000 heures de débat chaque année !
Un bilan d’intérêt général régional sur nos grandes compétences
Le bilan de notre Région, c’est bien entendu le bilan de nos compétences attribuées par la loi. Elles absorbent 80% de notre budget chaque année : vous comprendrez qu’il serait un peu long, pour tout le monde, de les énumérer…
Les TER
En quelques mots, nous avons créé un véritable service public régional des transports ferroviaires.
Parce que la Région a engagé 3 milliards d’euros en 10 ans, ce sont 700 TER qui circulent quotidiennement aujourd’hui, contre 290 en 1998. Et ce sont 100 000 usagers par jour qui les empruntent, soit une augmentation de 90%. Cet effort a été particulièrement visible dans notre département avec la réouverture de la ligne Cannes –Grasse, la poursuite des travaux sur la 3eme voie littoral, le nombre de TER multiplié par 4 entre cannes et Nice. Un exemple précis. A la gare de Nice Riquier, il y avait en 1998, 5121 voyageurs qui l’empruntaient. En 2009, ils sont 23 927. c’est la plus forte progression régionale.
Nous avons réaménagé 45 gares. Là aussi, les Alpes-Maritimes ont été plutôt servies. Toutes les gares ont été securisées, les quais réhaussés. Nous avons acheté 100 nouvelles rames neuves pour les TER et rénové 190 autres, alors que le matériel roulant était dans un état déplorable lorsque l’Etat et la SNCF nous l’ont laissé.
211 agents de sécurité pour humaniser les gares et protéger les usagers
Nous avons offert une tarification solidaire dans les TER : pour les demandeurs d’emploi ; pour les personnes disposant de faibles revenus ; pour les jeunes, les lycéens et les apprentis ; pour les salariés ; enfin, avec un abonnement « Tout Public » proposé depuis 2010.
Nous sommes aussi la seule Région de France à assumer pleinement, sous délégation de service public, la charge d’une ligne : les Chemins de fer de Provence. Et c’est les Alpes-Maritimes qui sont concernées. Ils desservent les Alpes du Sud de Nice à Digne et seront modernisés suivant un plan global d’investissement de 100 M€ pour devenir un véritable RER de la Communauté urbaine de Nice.
Les jeunes, lycéens et apprentis
Nous avons créé un véritable service public régional des lycées. Nous avons investi 1,5 milliards d’euros pour nos lycées régionaux. Nous avons créé 25 lycées neufs, 83 internats, 13 demi-pensions et reconstruit 44 autres. Nous avons créé 37 gymnases, 44 salles EPS et réhabilité 30 autres. Nous avons créé des laboratoires de sciences dans chaque établissement. Contrairement à ce que l’UMP dit, nous avons réalisé dans ce mandat un lycée neuf dans les AM, il s’agit de celui de Valbonne, mais nous en avons reconstruit plusieurs dont celui de Leonard de Vinci à Antibes, Nous avons construits plusieurs gymnases, à T. Maulnier, à G. Appolinaire, le grand complexe sportif jamais réalisé par la région à Cagnes sur Mer pour les lycées Renoir et Escoffier pour 8,9 millions d’euros, le gymnase des Coteaux à Cannes, la restructuration de l’internat du lycée Masséna, la construction d’un internat à Pasteur, etc, etc…sans parler de la plus vaste opération de restructuration jamais réalisée par la Région, et que l’on voit progresser maintenant spectaculairement, celle du lycée des Eucalyptus, pour 40 millions d’euros !
Nous avons lancé un plan d’installation de 100 000 m² de panneaux solaires sur les toits de nos lycées pour 100 M€ d’investissement. Nous avons assuré un service public de la restauration scolaire, avec 11 millions de repas servis par an, pour un tarif en diminution et une qualité nutritionnelle en augmentation.
Nous avons aidé le pouvoir d’achat des familles très concrètement, par le financement intégral des manuels scolaires, ainsi que du premier équipement pour les apprentis et les lycéens professionnels. Nous nous sommes occupés de la qualité de vie à l’intérieur des lycées, notamment en les dotant des personnels TOS nécessaires. Vous vous souvenez de la polémique avec l’Etat au moment de la décentralisation de ces personnels. Nous avons du bâtir un plan de recrutement de 300 TOS supplémentaires, dont une grande partie et j’en remercie le président Vauzelle ont été affectés dans notre académie, notre département, nos lycées pour rattraper le retard inadmissible laissé par l’Etat.
Enfin, si la projet du Lycée de drap est retardé, ce n’est pas de notre fait, mais parce que le Recteur, autrement dit le représentant du gouvernement dans ce département, nous a demandé de ne pas le considérer comme prioritaire.
La formation professionnelle
Nous avons créé un véritable service public régional de la formation professionnelle et de l’apprentissage.
Nous y avons consacré le 1er budget de la Région, avec 340 M€ par an, en plus des 36 M€ en faveur de la rémunération des stagiaires. Nous travaillons avec 300 organismes de formation et CFA en Provence-Alpes-Côte d’Azur, ainsi que 50 structures en charge de l’accueil, de l’information et de l’orientation, mettant en œuvre plus de 80 000 parcours de formation par an.
Nous avons créé récemment le fonds IRIS : l’ Intervention Régionale pour l’Investissement Social (IRIS). Il permet de mieux résister à la crise, mieux protéger les entreprises et mieux aider les salariés les plus fragilisés. Il soutient les plans de formation des TPE et des PME en difficulté. Il favorise le maintien dans l’emploi et la reconversion des salariés à faible niveau de qualification.
Nous avons également restructuré toute l’offre de formation professionnelle concernant les professions sanitaires et sociales, une compétence qui nous a été transférées dans des conditions lamentables. Et je salue le travail de Pascale Gérard, qui a réalisé un véritable audit de toutes les structures, notamment dans ce département où nous avons dû :
créer une nouvelle école d’infirmières à Menton,
reloger l’école de Kinésithérapeutes
reloger enfin l’école de sages-femmes que nous avons trouvé dans un pré-fabriqué dans la Plaine du Var.
L’aide aux communes
Je ne suis même pas en mesure de vous en donner une liste exhaustive, mais j’attire toutefois votre attention sur la création du Fonds de Solidarité Locale, qui est une politique volontariste , qui traduit mieux que tout le reste, la différence d’appréciation qu’il y a de rôle des communes entre ce Gouvernement et la région. Il s’agit pour la région de financer des petits projets dans la limite d’un plafond de 15 000 euros, là où par la réforme territoriale le gouvernement veut nous empêcher ce type de dispositif qui rencontre un vif succès auprès de nos communes. Dans les AM, 48 communes ont été concernées en 2009 et 60 le seront en 2010.
Un bilan des actions qui, demain, pourraient nous être interdites par la réforme territoriale
Le bilan des actions qui ont fait la Région, c’est aussi et enfin le miroir d’une réforme territoriale qui va défaire la Région. C’est le bilan de ce que plus personne ne pourra, ne saura faire, si, demain, le projet de Nicolas Sarkozy était adopté et que la clause de compétence générale était retirée à la Région.
Le logement
Ce n’est pas une compétence légale de la Région. Or nous aidons énormément d’opérations. Rien que sur la ville de Nice, pendant ce mandat, la région a investi 6 millions d’euros et contribué à la réalisation de 85 opérations.
L’enseignement supérieur
Nous ne pourrons plus intervenir dans el domaine de l’enseignement supérieur qui es tune compétence de l’Etat. Or, que serait l’enseignement supérieur dans les AM sans les collectivités territoriales et notamment la région.
Nous n’aurions pas eu la création du Pôle Universitaire Saint Jean d’Angely, et encore moins la phase extension 2 en cours d’achèvement. Nous n’aurions pas la construction à Sophia du campus STIC ou la Région sera la collectivité qui met le plus après le conseil général des AM. Sans compter le financement des restructurations de s restau-U. Sur quel argent le CROUS aurait il pu compter l’aider à boucler le financement des réhabilitations des cités U de Montebello ou de Jean Médecin ?
L’emploi
D’abord, l’emploi. La Région n’est pas compétente en matière d’emploi. Dîtes-le à Monsieur Mariani, qui ne sait rien de la Région et ignore que l’emploi relève d’abord de l’Etat.
Il y a donc un service public de l’emploi en France et il relève de l’Etat. Il s’agit notamment de Pôle Emploi, issu de la fusion de l’ANPE et l’ASSEDIC. Cette fusion, décidée par le Gouvernement, est d’ailleurs un échec cuisant et douloureux.
Pourtant, parce que c’est une question d’urgence économique et sociale, la Région a bel et bien décidé d’intervenir en faveur de l’emploi. Par exemple, ce ne sont pas moins de 26 000 emplois qui ont été créés dans le cadre du Plan régional pour l’emploi (PRE). La Région crée aussi des emplois dans sa politique d’aide aux entreprises sous forme de prêts : pas moins de 4 177 emplois créés et 2 790 emplois maintenus. Cela signifie que nous avons directement contribué à créer environ 33 000 emplois. Et bien entendu les AM n’ont pas été oubliées loin de là . Il n’y a qu’à voir le nombre d’emplois sportifs qui ont été crées dans nos clubs locaux. Anne-Julie Clary pourra si vous le souhaitez apporter des précisions.
Mais aussi tous les emplois qui ont été aidés par le biais des plateformes d’initiatives locales. Par exemple sur Nice, la plateforme FIER a crée 213 entreprises et contribué à la création de 511 emplois. Il ya 23 plateformes de cette nature en région. Nous en avons d’ailleurs crée une nouvelle pour la CASA.
Nous avons aussi crées 29 PRIDES dont plusieurs ont leur siège social dans les AM, notamment le pôle SCS, le pôle PASS. Nous avons même labellisé un pôle dont monsieur Estrosi s’était fait fort d’en faire un pôle de compétitivité, le PRIDES ICI (industrie création innovation) dont le siège est aussi à Nice. Beaucoup d’entreprises des AM sont cernées. Rien que sur le territoire de la Communauté Urbaine, elles sont 249 ! Je me suis battu pour que les AM obtiennent aussi plusieurs premières vice-présidences des pôles, je pense notamment au PRIDES Images pour défendre notre territoire comme un territoire d’excellence cinématographique, ou le PRIDES Mode pour Chacok.
Enfin, la Région stimule l’activité économique, par exemple par l’investissement public, le financement de grands équipements structurants, ou encore la construction de lycées : les conséquences bénéfiques en termes d’emploi sont réelles et importantes, bien que difficilement chiffrables par nature.
Au final, Provence-Alpes-Côte d’Azur est bien sûr très durement affectée par le chômage. Pourtant, elle résiste mieux que d’autres, grâce aux politiques régionales notamment. Entre 2000 et 2008, les créations d’emplois salariés n’ont jamais cessé de croître, en moyenne de 2% par an, malgré un contexte national très défavorable.
L’action de la Région peut être jugée sur ses résultats. En 1997, notre taux de chômage était encore l’un des pires de France : 16,7% contre 12,1% en France, soit un écart de 4,2%. Aujourd’hui, nous avons réussi à redresser la situation, pour revenir à un taux proche du niveau national : 10,5% contre 9,1% en France, soit un écart ramené à 1,4%.
Enfin, dans la tourmente de la crise internationale depuis 2009, malgré les défaillances de l’Etat, nous n’avons évidemment pas été épargnés par la recrudescence du chômage, mais celle-ci a été plus faible qu’ailleurs en France. Sur l’ensemble de l’année 2009, l’augmentation du chômage a été de 17,7% en Provence-Alpes-Côte d’Azur, contre 18,8% au niveau national. La progression du chômage a donc été moindre de 1,1% par rapport au reste de la France. Notre Région a donc été l’une des moins touchées par la crise, grâce à nos politiques de prévention, de détection, de protection et de formation. Et encore, notre chiffre régional est plombé par les AM qui subissent la hausse la plus importante, 21%.
La protection de l’environnement
Ce que nous avons fait, que nous ne ferons plus demain si Nicolas Sarkozy nous en empêche, c’est aussi la protection de notre environnement, de nos espaces naturels, de notre qualité de vie. La protection aussi de notre patrimoine et de notre identité régionale.
La Région a participé à la certification de 240 000 ha de forêt. Elle a investi 100 M€ pour la réalisation d’ouvrages de protection contre les risques naturels (inondations, incendies…). Michel Vauzelle sera encore là le 19 février pour signer un contrat de rivère sur la Paillon, après avoir beaucoup fait pour la Siagne et pris notre part au PAPI de la plaine du Var puisque nous intervenons à une hauteur de 2,4 millions d’euros. La région a accompagné la formation de 10 000 bénévoles pour la sensibilisation aux feux de forêt au cours de l’été. Elle a participé au financement du reboisement des forêts de Lucéram.
Elle a aidé les Départements et les Communes dans la gestion des déchets, pour la création de 70 décharges et de plus de 100 déchetteries, ou encore pour la distribution de 50 000 composteurs individuels. Ici elle participe au financement du SMED à Carros
L’aide à la culture, au sport, à la vie associative, aux solidarités
Enfin, mais ce ne sont que quelques exemples, nous ne pourrons plus, si la réforme territoriale remet en cause l’existence même de la Région, manifester une solidarité pourtant indispensable.
Nous n’agirons plus en faveur de la culture. Nous sommes pourtant la seule Région de France à avoir créé plus de 500 postes d’Agents de développement artistique et culturel, pour des emplois pérennes qui favorisent un accès à la culture pour le plus grand nombre. Nous avons de même permis à 300 000 jeunes de bénéficier du Chéquier Ciné-Lecture.
Nous n’agirons plus en faveur du sport. Nous avons pourtant un partenariat de confiance avec l’ensemble du mouvement sportif régional amateur, qui permet d’accompagner au quotidien le sport de proximité. Nous avons créé 561 emplois pour garantir un encadrement sécurisé et de qualité des sportifs amateurs, notamment les jeunes. Nous avons aidés dans les AM plus de 80 clubs à acquérir des minibus. Nous n’agirons plus en faveur du mouvement associatif régional. Il représente pourtant 122 000 salariés, soit 12% de l’emploi en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Nous avons pourtant aidé 12 000 actions associatives chaque année, pour 200 M€ par an tous secteurs confondus : culture, sport, santé, formation professionnelle, environnement…
Nous n’agirons plus pour aider les plus démunis. Nous avons pourtant noué des partenariats avec les banques alimentaires et les Restos du Cœur, pour financer la distribution de repas dans chaque département. Nous sommes pourtant les premiers financeurs de la Banque Alimentaire des AM. Ce n’est d’ailleurs pas normal !Nous avons pourtant soutenu les associations pour l’hébergement d’urgence, comme la Fondation Abbé Pierre. Nous avons pourtant accompagné des personnes âgées, notamment dépendantes, pour le soutien aux associations d’aides à domicile, mais aussi en aide à la professionnalisation du personnel. Nous n’agirons plus pour assurer la sécurité des personnes. Nous avons pourtant mis en place avec la SNCF un programme régional annuel de 6 M€, pour créer 215 postes d’agents de sécurisation qui interviennent notamment sur le réseau TER Aix-Marseille et Marseille-Nice. Nous avons pourtant accompagné les politiques locales de sécurité des Communes, à travers les Contrats locaux de sécurité et de prévention de la délinquance. Nous sommes pourtant l’unique Région de France à avoir noué une convention avec le Ministère de la Justice, visant à l’insertion sociale et professionnelle des jeunes délinquants, à la prévention de la délinquance et à la lutte contre l’insécurité.
Le bilan de la Région doit annoncer son avenir
À présent, c’est l’avenir et l’existence mêmes de la Région qui sont en jeu.
Ce que nous avons fait, nous avons pu le faire parce que nous avions des moyens juridiques et légaux : le projet de réforme territoriale du Président de la République va nous les enlever.
Ce que nous avons fait, nous avons pu le faire parce que nous étions unis : sans rassemblement autour des grands idéaux de la République, sans la démarche volontaire de faire vivre une démocratie de proximité appuyée sur les services publics locaux, sans le sens de l’intérêt général, nous subirions un changement de modèle de société et une régression des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.
Surtout, ce que nous avons fait, nous avons pu le faire parce que nous en avons eu la volonté. La détermination. Nous avons reçu un mandat du peuple de Provence-Alpes-Côte d’Azur, et nous pouvons dire que nous avons tenu nos engagements. C’est important, en politique, le respect des citoyens, le respect de la parole donnée. C’est pour cela que ce bilan est unanimement reconnu.
L’enjeu de la prochaine élection régionale sera bien celui de continuer à faire vivre la Région, dans les valeurs de la République, dans le respect de son identité propre. Ou d’admettre l’annonce de sa disparition, l’abdication devant la loi du plus fort et du plus fortuné, la mise sous tutelle parisienne par un représentant local du Président de la République.
Nous serons, non pas projet contre projet, mais projet de société contre projet d’abandon. Notre bilan, nous l’avons pour nous, et il est celui de tous les citoyens, Républicains, de droite, de gauche, du centre, de Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Il atteste de notre volonté de continuer à vivre ensemble, à bien vivre ensemble, et à décider nous-mêmes du chemin que nous souhaitons emprunter.
Lire aussi, sur ce site :
« Distribution du bilan de Michel Vauzelle » (30/01/10)
Lire aussi, ailleurs :
« Conférence de presse de présentation de notre bilan régional » sur le site de Patrick Allemand (01/02/10)
« Le bilan des 140 actions qui ont fait notre Région » sur le site de Michel Vauzelle 2010
À visiter :
Posté le 1er février 2010 par Jean-Christophe Picard
envoyer par mail


